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Trois sondages constatent coup sur coup un net regain d'intérêt pour la pierre :
Le sondage réalisé par Ipsos pour le Crédit foncier note que sept Français non propriétaires sur dixmeilleur investissement en vue de la retraite. Reste que 78 % des Français jugent qu'il est aujourd'hui plus difficile de devenir propriétaire, notamment pour des raisons financières. désirent accéder à la propriété. 83 % pensent « qu'il est indispensable de donner la possibilité à chaque individu de pouvoir un jour devenir propriétaire de son logement », note le document. La même proportion estime que la propriété immobilière reste le
Même tendance chez les fonctionnaires. Selon le Baromètre de la fonction publique, 57 % d'entre eux estiment que le logement reste le meilleur placement pour la retraite. 38 % d'entre eux nourrissent un projet immobilier, 21 % souhaitant le concrétiser dans l'année.
Enfin, un sondage TNS Sofres/Nexity observe une remontée des intentions d'achat dans le neuf. 5,1 % des Français souhaitent concrétiser un tel projet dans l'année, contre 3,8 % en septembre dernier, juste avant la crise financière. « De nombreux candidats à l'achat en ont assez d'attendre. Avec les nouvelles mesures de soutien au logement neuf et la baisse des taux, ils savent que le marché leur est à nouveau favorable », explique Jean-Philippe Ruggieri, directeur général de Nexity Logement.
TROUVER SON TERRAIN
Montez un plan de financement global (terrain et maison).
Vous devez contacter la mairie pour savoir ce que prévoit le PLU (Plan local d'urbanisme) sur les règles de construction et les projets de la commune.
Faites-vous délivrer un certificat d'urbanisme indiquant les dispositions d'urbanisme applicables au terrain.
Avant de vous engager, vous avez plusieurs vérifications à effectuer :
Votre terrain est-il viabilisé ? Si oui, il est alimenté en eau, gaz, électricité, téléphone, évacuation des eaux usées. Dans le cas contraire, il faudra demander le coût des branchements à la mairie.
Quelles sont les limites de la parcelle ? La superficie ne résulte pas toujours d'un bornage. En cas d'incertitudes, vous avez peut-être intérêt à en faire établir un afin de fixer les limites séparatives (cf. le géomètre-expert).
Quelles sont les servitudes ? Des droits de passages, des canalisations publiques pourraient restreindre le droit de construire.
Avantages Robien-Borloo
Les avantages fiscaux
- Le Robien Vous amortissez 50 % du prix du logement sur neuf ans, à raison de 6 % chacune des sept premières années, puis 4 % chacune des deux suivantes.
- Le Borloo neuf Sur les neuf premières années, le Borloo fonctionne comme le Robien. Mais vous pouvez continuer à amortir au-delà de neuf ans, à raison de deux modules de trois ans avec un amortissement de 2,5 % par an. L'amortissement peut ainsi atteindre 50 % sur neuf ans, 57,5 % sur douze ans et 65 % sur quinze ans. Autre avantage : vous bénéficiez d'une déduction forfaitaire sur les loyers de 30 %. Par exemple, pour un loyer de 100 €, l'amortissement se calcule sur 70 €, ce qui augmente les déficits fonciers et maximise les économies d'impôts.
L'impact sur votre fiscalité.
Les déficits fonciers issus de l'amortissement sont imputables sur vos revenus globaux à hauteur de 10.700 € par an. Le solde éventuel et les intérêts d'emprunt sont reportables sur les revenus fonciers des dix années suivantes (d'où l'intérêt d'investir à crédit).
À savoir : Pour les logements achetés neuf ou sur plans en cours d'année, l'amortissement se calcule selon un système de prorata temporis.
Les conditions
- Quel public ? Le Robien et le Borloo Neuf concernent les contribuables dont les revenus tirés de la location sont imposables au titre des revenus fonciers. Autrement dit, vous devez louer le logement vide, à titre de résidence principale du locataire. Les locations meublées, les résidences secondaires ou les biens inscrits à l'actif d'entreprises ne peuvent pas bénéficier des amortissements Robien ou Borloo Neuf.
- Comment louer ? Dans les deux dispositifs, vous devez louer le logement à titre de résidence principale du locataire pendant neuf ans, de manière effective et continue. Vous avez un an à compter de la date d'achèvement du logement pour trouver un locataire si le bien est vendu sur plans ou un an à compter de la date d'achat s'il est acquis achevé.
Important : en cas de congé du locataire, vous devez remettre le bien en location. Le fisc a toutefois prévu une période de vacance à condition que vous puissiez prouver que vous avez tout fait pour relouer (annonces notamment) et que votre loyer n'est pas dissuasif. Si vous n'avez pas trouvé de locataire dans les douze mois, le fisc remettra les avantages en cause.
Prêt immobilier : présenter le meilleur dossier
Emprunter pour s'offrir le logement de ses rêves est un engagement à long terme, qui ne s'improvise pas. Méthode et organisation sont de rigueur si vous désirez obtenir votre plan de financement. Apprenez à présenter votre meilleur profil !
Pour financer un projet immobilier, la majorité des Français ont recours à un emprunt. Mais comment être sûr d'obtenir son crédit ? Si chaque dossier est unique, quelques principes de base sont à respecter si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté. À commencer par être conscient de votre capacité d'emprunt. En effet, le montant d'un prêt immobilier dépend avant tout de vos revenus et de votre apport personnel. C'est en fonction de ces deux critères que vous pouvez estimer combien vous êtes en mesure de solliciter. Une « bonne » demande s'appuie sur la faisabilité du projet et un plan de financement solide. Reste ensuite à obtenir le meilleur taux possible auprès de votre banque, ou d'une autre. Et dans ce cas faire jouer la concurrence peut être gagnant ! Quoi qu'il en soit préparez votre dossier suivant un seul objectif : devenir l'emprunteur idéal.
Votre capacité d'endettement
Les établissements financiers sont très attentifs au taux d'endettement de leurs clients, qui ne doit, en principe, pas dépasser 33 % de leurs revenus. Bien sûr il existe quelques exceptions pour les ménages dont les ressources sont conséquentes, mais ces cas restent minoritaires. Dans les faits, la somme consacrée au remboursement du prêt immobilier chaque mois est calculée selon cette règle afin d'éviter le surendettement des futurs acheteurs. Car ne perdez jamais de vue qu'en plus de vos mensualités, la vie continue ! Ainsi si vous gagnez 3.000 euros, votre mensualité maximale sera de 990 €. Pas plus ! Attention, votre capacité d'endettement tient compte de l'ensemble des crédits souscrits. Mieux vaut donc solder prêts à la consommation et autres revolving avant d'envisager d'acheter un logement.
L'apport personnel
La constitution d'un apport personnel suffisant est bien souvent la clef de voûte d'un plan de financement réussi. Il s'agit de la somme dont vous disposez en propre avant le recours à l'emprunt. Plus cet apport est conséquent, et meilleures seront les conditions consenties par la banque. En général, on estime que l'apport personnel doit correspondre à 20 % du montant de l'acquisition. Il se constitue de vos économies, d'une donation, d'un prêt familial ou de certains prêts aidés dits constitutifs d'apport personnel comme le Prêt à Taux 0 % ou le 1 % Logement. Si votre apport personnel atteint plus de 30 ou 40 % du montant demandé, n'hésitez pas à négocier des conditions plus avantageuses, notamment au niveau du taux. Certaines banques acceptent toutefois aujourd'hui de financer intégralement un projet immobilier, sans apport personnel et frais de notaire inclus : c'est le crédit à 110 %. Mais dans ce cas, elles se montrent très vigilantes sur le dossier.
Coups de pouce
Des petits prêts annexes peuvent venir gonfler votre apport personnel. On notera les principaux : le prêt à taux 0 %, le 1 % logement, et le prêt épargne logement.
- Le prêt à taux 0 % est un financement aidé par l'État sur lequel, comme son nom l'indique, il n'y a pas d'intérêts à payer. Son obtention dépend des ressources et du nombre de personne du foyer et de la localisation du logement. Ces conditions ont été élargies afin de profiter au plus grand nombre, renseignez-vous ! Le prêt à taux 0 % peut se cumuler avec le 1 % Logement et le prêt épargne logement.
- Le 1 % Logement est accordé aux personnels des sociétés de plus de dix salariés lorsqu'ils achètent, pour la première fois, leur résidence principale neuve. Il n'y a pas de critères de ressources, toutefois l'entreprise peut exiger une durée minimale d'ancienneté, cibler certains publics prioritaires ou refuser la demande si le plafond des prêts est atteint.
- Le prêt épargne logement. Le CEL (Compte Épargne Logement), le PEL (Plan Épargne Logement) ou le LEL (Livret d'Épargne Logement) permettent aux détenteurs de ces comptes de se constituer, comme leurs noms l'indiquent, une épargne en vue d'accéder un jour à la propriété. Ils bénéficient d'un taux avantageux. Le montant du prêt consenti dépend de l'épargne constituée et de la durée de l'emprunt.
Certains financements complémentaires peuvent encore s'ajouter à votre apport personnel comme les prêts accordés par les caisses de retraites ou les collectivités locales, et un emprunt ou une donation familiale.
Choisir sa banque
Pour obtenir son crédit immobilier, mieux vaut s'adresser en premier lieu à sa banque. C'est très logiquement celle qui vous connait le mieux ! Mais attention, ce n'est pas forcément celle qui vous proposera le meilleur produit. Frapper aux portes d'autres établissements bancaires et faire jouer la concurrence peut s'avérer payant. Deux issues possibles: soit votre banque « s'aligne » sur les propositions de ses confrères, soit vous acceptez l'offre d'un autre prêteur, plus avantageuse. Sachez tout de même que s'il s'agit d'une banque classique, elle peut exiger que vous y domiciliez votre compte. Qu'en est-il ensuite des garanties nécessaires ? Car une banque qui prête de l'argent sur le long terme prend un risque et veut se protéger d'éventuels impayés. Elle peut demander à ses clients une hypothèque sur le bien acheté ou l'obligation de présenter la caution d'une société spécialisée.
Les frais annexes
Lorsqu'on parle de crédit, on pense remboursement du capital et des intérêts. Mais pas seulement... Un prêt occasionne d'autres charges qu'il faut prendre en compte comme les frais de dossier et les assurances.
- Les frais de dossier peuvent représenter 1 % du capital emprunté. Compris entre 600 et 1.000 € en moyenne, ils couvrent le travail nécessaire à la constitution de votre dossier. Chaque banque fixe ses frais de dossier, qui sont donc de ce fait négociables! Si votre cas n'est pas difficile, vous bénéficierez facilement une remise allant jusqu'à 50 %. Si vous avez le profil du parfait emprunteur, vous pouvez obtenir la suppression pure et simple des frais de dossier. Quoi qu'il en soit, pensez, lorsque vous comparer les différentes de prêt, à le faire «tout frais inclus » !
- Les assurances sont obligatoires, notamment la souscription d'une assurance- décès pour obtenir un prêt. La banque qui a accepté votre demande de crédit immobilier vous fait généralement signer un package de garanties. Une formule qui n'est pas aussi économique que l'on voudrait le faire croire. Au contraire! Dans la majorité des cas, ces contrats ne tiennent même pas compte de l'âge de l'emprunteur... Or le risque n'est pas identique à 25 ans ou à 55 ans. Renseignez-vous alors auprès des assureurs indépendants, qui proposent, pour les plus jeunes, des prix beaucoup plus compétitifs qu'une banque classique. À noter toutefois que quelques grands groupes refusent de déléguer les assurances.
Faites enfin attention aux conditions de remboursement par anticipation. Une naissance ou une mutation professionnelle peuvent vous obliger à revendre le bien avant la date d'échéance du prêt. Les pénalités dues dans ce cas représente jusqu'à 3 % du capital restant. dû Pensez à négocier avec votre banque une diminution ou une annulation de ces frais.
ACHETER À DEUX
En cas de divorce, le patrimoine commun doit être liquidé. Au décès, même si aucune disposition n'a été prise, le survivant a des droits sur le logement, comme propriétaire du bien pour moitié et aussi face aux enfants (usufruit ou pleine propriété sur une partie de la succession – cf. transmission du patrimoine).
Par ailleurs, il peut obtenir un droit d'usage et d'habitation sur la résidence principale toute sa vie durant. Avant de vous lancer dans l'opération d'achat, faites le point sur votre situation avec un notaire.
Vous n'êtes pas mariés. L'achat en indivision est la solution la plus simple. Vous êtes propriétaire, soit à part égale, soit selon votre contribution à l'achat. Lors du décès de l'un des deux, ce sont les héritiers du défunt qui deviennent propriétaires de sa part. Si vous craignez des conflits, prévoyez de vous léguer, par testament, l'usufruit de vos parts.
Inconvénient : les frais de succession entre concubins sont calculés au taux maximum (60 %). En cas de séparation, l'accord du conjoint est obligatoire pour pouvoir vendre à l'amiable.
Dans le cadre d'un Pacs. Depuis le 1er janvier 2007, c'est le régime de la séparation des patrimoines qui s'applique pour le Pacs (Pacte civil de solidarité) mais cela n'exclut pas l'indivision si vous achetez ensemble. En cas de décès, un droit de jouissance d'un an sur le logement commun est mis en place au profit du survivant, comme pour les époux. Vous pouvez chacun vous léguer par testament, l'usufruit ou la nuepropriété de votre part.


